Deutschland: 17 Jahre nach Entkriminalisierung der Zuhälterei

Rede von Dr. Ingeborg Kraus in der Assemblée Nationale von Paris am 24. Mai 2018. Situation en Allemagne, 17 ans après la dépénalisation du proxénétisme.

Lektorat: Florence Humbert – Bild: Gemälde im Raum Colbert der Assemblée Nationale in Paris.

Diese Rede hat großen Zuspruch in der französischen Assemblée Nationale erhalten und auch dazu beigetragen, dass die neue Regierung den eingeschlagenen Kurs (von April 2016) nicht ändert. Ich habe nicht nur die dramatische Situation geschildert, die das ProstGesetz von 2002 hergestellt hat, sondern auch den deutschen Staat in die Verantwortung genommen. Deutschland trägt nämlich eine historische Verantwortung in der Legitimierung der sexuellen Ausbeutung von tausenden von Frauen durch die Sex-Industrie. Hier die wichtigsten Abschnitte von dieser Rede:

  • Das « deutsche Modell » hat die Frauen keineswegs geschützt, es ist für sie zur „Hölle auf Erden“ geworden.
  • Die Prostitution hat sich zu einer richtigen Industrie entwickelt, in der Frauenkörper zum Objekt reduziert und als Ware vermarktet werden.
  • Indem der deutsche Staat die Prostitution liberalisierte und den Sexkäufern eine vollständige Straffreiheit garantierte, hat er zu einer immensen Steigerung der Nachfrage beigetragen.
  • Diese Frauen sind den Gesetzen des kältesten Kapitalismus unterworfen: Ihre Körper werden aufs Maximale ausgebeutet. Wir beobachten die Art von inhumanen Arbeitsbedingungen, die -wie wir dachten- seit Beginn des 20. Jahrhunderts überwunden waren.
  • Der deutsche Staat lässt diese Frauen durch die Sexindustrie ausbeuten und zermalmen und schließt sie noch nicht einmal in sein Sozialsystem ein.
  • Es ist absurd über reproduktive Rechte von Frauen in der Prostitution zu sprechen, denn es geht hier nur um die Rechte des Sexkäufers, die ohne Einschränkungen garantiert werden sollen.
  • Die „freiwillige“ Prostitution ist oft schlimmer als die Zwangsprostitution.
  • Das System Prostitution benutzt die Traumatisierungen in der Kindheit für ihre eigenen Interessen und Profite. Diese Frauen wurden ein erstes Mal in ihrer Kindheit im Stich gelassen und werden nun ein zweites Mal durch eine staatliche Politik im Stich gelassen, die ihre Ausbeutung legitimiert.
  • Das deutsche Modell schürt Hass! Es verpestet menschliche Beziehungen. Ein Staat, der so ein System legalisiert, verbreitet Verachtung und Hass zwischen den Geschlechtern. Er zerstört Beziehungen und traumatisiert Familien über Generationen hinweg. Das deutsche Modell schürt auch Verachtung unter sozialen Klassen. Es spaltet die Bürger und Bürgerinnen eines Landes und trägt dazu bei, eine europäische Kohäsion zu verhindern.
  • Deutschland weigert sich hinzuschauen und die kriminellen Auswirkungen seines Gesetzes zu sehen, das Zuhälterei und sexuelle Ausbeutung in großem Maße ermöglicht hat.
  • Deutschland ist zum Zuhälter der vulnerabelsten Frauen Europas geworden.
  • Seitdem Frankreich das Gesetz von April 2016 eingeführt hat, spricht man nicht mehr vom nordischen Modell, sondern vom Gleichstellungs-Modell. Ich hoffe, dass Frankreich uns helfen wird, dieses Modell der Gleichstellung und Solidarität in Europa herzustellen. Deutschland, bedauerlicherweise, schafft es nicht!

C’est un honneur pour moi, d’avoir l’occasion aujourd’hui, de partager avec vous les expériences que nous avons faites avec une loi légalisant et normalisant la prostitution. Car « le modèle Allemand », loin de protéger les femmes, s’est avéré comme « l’enfer sur terre » pour les femmes en prostitution. J’utilise avec intension cette comparaison lourde, parce que la situation en Allemagne est devenue extrêmement grave. Voici un court compte-rendu des effets du « modèle Allemand »:

Avant de venir ici, j’ai consulté deux inspecteurs de police, apportant une longue expertise de travail dans le milieu prostitutionnel. Helmut Sporer[1] dit que la Prostitution a augmenté d’environ 30% depuis l’introduction de la loi en 2002. Nous avons fait une très grande erreur avec cette loi, car la prostitution n’a rien avoir avec une libération sexuelle, ce n’est que l’argent qui compte. Le profit de ce marché est énorme. Nous comptons environs 15 milliards d’Euro de transaction directe chaque année [2]. C´est devenu un secteur industriel considérable où le corps des femmes est chosifié et réduit à une marchandise.3500 bordels sont déclarés officiellement. Mais nous savons qu’il y a au moins autant de bordels illégaux. Donc : l’un des objectifs majeurs de cette loi, consistant à sortir les femmes de l‘illégalité, a totalement échoué.

C’est l’État Allemand, en normalisant la prostitution et garantissant une impunité totale aux acheteurs de sexe, qui a contribué à une croissance énorme de la demande. Nous sommes devenus témoins de la création de méga-bordels avec une capacité de fournir des prestations pour plus de 1000 acheteurs de sexe[3]. La création de bordels « flat-rate » où pour 70,–€ on obtient une bière, une saucisse et l’accès sans limites aux femmes[4]. Ce modèle économique de l’exploitation sexuelle, a aussi conduit à une exploitation économique des femmes. Elles gagnent 30€ pour un rapport sexuel en moyenne, et elles doivent payer environ 160€ pour une chambre et 25,–€ d’impôts quotidiennement. Ces femmes sont soumises aux lois du marché libre d’un capitalisme le plus froid: leurs corps est exploités au maximum. Nous observons des conditions de travail inhumaines que nous pensions avoir dépassées depuis le début du XXème siècle : ces femmes vivent, mangent, dorment dans la même chambre dans laquelle elles reçoivent leur « clients ». Beaucoup d’entres elles vivent comme des nomades, allant d’une ville à l’autre, d’un bordel à l’autre pour offrir de la variété aux acheteurs de sexe.

Le comportement des acheteurs de sexes s’est perverti d’un jour à l’autre avec une loi qui normalise la prostitution, dont le message aux hommes est en contrepartie: qu’il existe « un droit » à l’achat d’acte sexuel et qu’il ne faut plus se sentir coupable pour cela [5]. Les clients se voient dorénavant en droit de demander de plus en plus de « services » pour les moindres coûts. C’est l’État Allemand qui est responsable du développement de pratiques sexuelles qui sont totalement incompatibles avec la dignité de la personne humaine. Je vous épargne des détails, mais en toute légalité, on peut aujourd’hui acheter une femme pour des viols collectifs, lui pisser dessus ou la forcer à avaler le sperme.

La composition des femmes prostituées a changé depuis 2002. Avec l’ouverture de l’Europe vers l’Ouest, les femmes viennent des régions les plus pauvres d’Europe. Et elles appartiennent souvent aux minorités qui vivent dans une extrême pauvreté. Aujourd’hui, environ 95% d’entre elles viennent de l’étranger [6]. C’est devenu une prostitution de survie. Ces femmes sont souvent sacrifiées par leurs propres familles pour les soutenir financièrement. La majorité ne parle pas l’allemand. Ces jeunes femmes viennent en Allemagne et sont soumises aux désirs pervers des hommes allemands. Elles ne sont pas capables de dire non, de se défendre. Elles sont complètement débordées par la situation et complètement traumatisées par elle. C’est l’État Allemand qui abandonne les femmes les plus vulnérables en les livrant à ses entrepreneurs mafieux et prédateurs sexuels.

Les conditions de travails et d’hygiène sont devenues désastreuses. Des 400.000 femmes prostituées (une estimation qui date de plus de 20 ans), seulement 44 se sont enregistrées comme travailleuses indépendantes [7]. La plus grande majorité reste dans l’illégalité, ce qui veut dire qu’elles ne profitent pas d’un système social leur permettant de consulter un médecin. L’État Allemand laisse exploiter et broyer ces femmes par l’industrie du sexe et ne les inclus même pas dans un système social.

Un rapport récent d’un gynécologue Allemand constate que la santé de ces femmes est catastrophique [8]: Avec 30 ans, elles ont vieilli avant l’âge, ce qui est un symptôme de stress extrême et permanent. Toutes les femmes ont des douleurs abdominales constantes, la gastrite et des infections fréquente, dû à une condition de vie malsaine et un système immunitaire affaibli. Les traumatismes psychiques peuvent être seulement supportés avec la consommation d’alcool et de psychotropes. Il rapporte qu’il existe une demande croissante de femmes enceintes en prostitution. Ces femmes doivent « servir » 15 à 40 hommes quotidiennement jusqu`à la naissance de leur enfant. Très souvent, elles abandonnent le nouveau-né pour continuer de travailler le plus vite possible, quelques fois 3 jours après l’accouchement. Ces pratiques sont totalement irresponsables pour la santé de la mère et de l’enfant à naître et peuvent laisser des dommages irréversibles. Le médecin et psychotraumatologue Lutz Besser [9] informe d’une pratique consistant à engrosser les femmes et de les livrer ainsi aux acheteurs de sexes, de leurs faire subir ensuite des avortements tardifs à l’étranger. Lorsqu’elle donnent naissance à leur enfant, souvent elles l’abandonnent à l’hôpital pour redevenir enceinte le plus vite possible.

Il est totalement absurde de parler de « droits reproductifs » de la femme, il s’agit ici uniquement des droits de l’acheteur de sexe et de garantir son droit à s’épanouir sans contraintes ni limites.

L’organisation mondiale de la santé mentale des femmes m’a demandé de parler de la situation des femmes prostituées. Que puis-je dire de la santé mentale d’une femme qui est réduite à un morceau de viande ? Ces femmes sont complètement cassées. Et pourtant, elles ne sortent pas volontairement de la prostitution. La majorité y reste jusqu’à ce qu’elles s’effondrent physiquement. Ce n’est qu’une question de temps. On peut effectivement se poser la question du pourquoi ? Parce que leur volonté a été brisée. Elles n’existent plus en tant que personnes qui ont une volonté et identité en dehors de la prostitution, elles ne peuvent pas s’imaginer un futur pour elles. Nous avons affaire ici à des traumatismes complexes. En fait, la prostitution « volontaire » est même pire que la prostitution forcée, car le trafiquant n’est pas un étranger et vu comme un criminel par la victime, mais quelqu’un de la famille ou quelqu’un avec qui la victime a une relation étroite. Sortir de la prostitution cause des conflits internes immenses.

Une étude du ministère allemand de la famille [10], qui date de 2004, a révélé que 87% des femmes en situation prostitutionnelle ont déclaré avoir subi des violences physiques, 82% des violences psychiques, 92% du harcèlement sexuel, 59% des violences sexuelles. Rien qu’en prenant en compte ces chiffres-là, il est difficile de parler d’un métier comme un autre. Et ces recherches datent d’il y a plus de 10 ans ; les choses sont devenues bien pire. La violence est indissociable de la prostitution mais l’État Allemand continu à nier ces réalités !

Du point de vue de la psychotraumatologie [11], la prostitution ne peut pas être perçue comme un travail comme un autre. « Pour permettre à des personnes étrangères de laisser pénétrer son corps, il est nécessaire de supprimer des phénomènes naturels : la peur, la honte, le dégoût, le sentiment d’étrangeté, le mépris, l’auto-condamnation. À la place, ces femmes mettent en place : l’indifférence, une neutralité, une conception fonctionnelle de la pénétration, une réinterprétation de cet acte pour en faire un « travail » ou un « service ». Ces femmes ont appris très tôt à se dissocier. En effet, de multiples études [12] faites sur ce sujet démontrent une corrélation étroite entre le passage à la prostitution et la violence subie durant l’enfance.

Le système prostitutionnel utilise ces traumatismes d’enfance dans son propre intérêt et pour son profit. Ces femmes ont été abandonnées une première fois dans leurs enfances, et sont abandonnées une deuxième fois par une politique étatique qui légitime leur exploitation sexuelle.

La prostitution ne peut en aucun cas être définie comme un « travail » ou un « service ». Les zones érogènes et reproductives d’une femme sont d’une telle sensibilité, qu’elles ne peuvent pas être chosifiées pour être utilisées comme instrument de travail. La prostitution n’est praticable qu’en situation de dissociation pathologique.

La prostitution ne peut pas non-plus être perçue comme un métier, car elle est traumatisante. De nombreuses études ont montré que le risque de développer un trouble de stress post-traumatique est beaucoup plus élevé en situation prostitutionnelle qu’en situation de guerre[13].

Le « modèle Allemand » légalisant la prostitution s’est avéré comme une loi complaisante au milieu criminel et a transformé l’Allemagne en un eldorado pour les trafiquants, les proxénètes et tenanciers de bordels, comme le dit Manfred Paulus [14], premier inspecteur de police criminelle en chef.

La police se voit impuissante avec une loi qui a fortifié le système prostitutionnel et a fait de criminels des entrepreneurs reconnus. Les chiffres le démontrent [15]: en 2000, il y a eu 151 personnes condamnées pour traite d’êtres humains, en 2011 seulement 32. En 2011, il y a eut 636 cas de femmes victimes de la traite, 3 fois moins que 10 ans auparavant, alors que le nombre total de femmes en prostitution a augmenté ! Les procédures juridiques menées à termes ont également diminué. Le jugement dépend du témoignage des victimes, qui, sans protection correcte, ont peur de témoigner. C’est ainsi qu’en 2015, 364 procédures ont été mené à terme, beaucoup moins qu’en 2011, où l’on comptait 482 cas menés à terme.[16]

La normalisation de la prostitution en Allemagne est également devenu un grave problème pour l’Europe et la solidarité des citoyens Européens. L’Allemagne ne semble avoir aucun problème à utiliser les femmes les plus vulnérables des pays Européens se trouvant dans des situations précaires, les exploiter sexuellement, et ensuite de les rejeter dans leur pays d’origine, lorsqu’elles sont complètement cassées et traumatisées. Imaginez ce que cela représenterait pour un pays comme la France, si chaque année, des milliers de Françaises rentraient en France, complètement traumatisées par les acheteurs de sexes Allemand. Ce serait une catastrophe nationale. Des traumatismes qui affecterait le pays sur des générations.

Et pourquoi tout cela ? Ces femmes sont sacrifiées, mais pour quelle raison ? Est-ce qu’elles sont sacrifiées pour défendre notre démocratie ? Pour protéger notre pays devant des agresseurs où contre le terrorisme ? Non, ces femmes sont sacrifiées pour que certains hommes puissent avoir du sexes quand ils veulent, de la façon dont ils le veulent et avec qui ils le veulent. C’est l’État allemand qui encourage ces hommes à imposer leurs actes sexuels à des centaines de milliers de femmes.

A peut près 50% des acheteurs de sexes sont mariés [17] ou vivent en couple. Chaque jour environ 1,2 millions d’hommes achètent une femme pour un rapport sexuel. Faite le compte : Ce ne sont pas chaque jour les mêmes hommes. Nous devons réaliser que l’Allemagne est un pays où des millions de femmes se font tromper quotidiennement par leurs maris ou compagnons [18]. Ces femmes se nomment « Schattenfrauen »[19], ce qui veut dire les femmes se trouvant dans l’ombre du système prostitutionnel. Leur voix et leurs souffrance ne sont pas entendues. Elles restent seules avec l’humiliation et l’indignité que les hommes leur infligent, ce qui est aussi typique pour les victimes de traumatismes. Certaines m’ont contacté et me disent que c’est bien pire d’être trompée avec une femme prostituée que si le mari tombe amoureux d’une autre femme. Car la prostitution détruit la capacité d’une personne à aimer et ainsi le fondement de nos valeurs humaines : La confiance, le respect mutuel et une intimité réelle deviennent impossibles.

Le modèle Allemand propage la haine ! Il pollue les relations humaines. Un État qui légalise ce système propage le mépris et la haine entre homme et femme, il détruit les relations humaines et traumatise les familles sur des générations. Le modèle Allemand propage aussi le mépris entre les classes sociales et groupes vulnérables. Il clive les citoyens et citoyennes au sein d’une société et divise les pays Européens.

L’Allemagne refuse de regarder et de voir ces effets criminels qu’a amené cette législation légalisant le proxénétisme et l’exploitation sexuelle. Les politiciens ont réaliser que quelque chose a mal tourné et ont introduit quelques réglementations, qui aujourd’hui, ne sont toujours pas mis en œuvre. Mais ce n’est pas avec l’obligation de porter une capote que l’on va pouvoir combattre la criminalité internationale organisée, remarque Manfred Paulus [20]. Le milieu est un environnement hautement criminel et se trouve dans les mains de bandes criminelles. Les gens qui ont fait cette loi ont été totalement naïfs. Ces femmes qui viennent en Allemagne ne découvrent pas cette Allemagne que nous connaissons et aimons, non, elles restent emprisonnées dans un milieu parallèle hautement criminel. Elles vivent dans la peur constante. L’Etat est devenu le proxénète des femmes les plus vulnérables de l’Europe.

L’Allemagne avait pendant longtemps une fonction de leadership en Europe. Je pense qu’il est indispensable à mettre fin à cette politique étatique que mène l’Allemagne en légalisant l’exploitation sexuelle et économique des femmes les plus vulnérables d’Europe.

Depuis que la France a adopté la loi contre le système prostitutionnel, on ne parle plus du modèle suédois ou nordique. On parle du modèle de l’égalité. J’espère que la France aidera à instaurer ce modèle de l’égalité et de la solidarité en Europe. L’Allemagne, malheureusement, n’y arrive pas !

Je vous remercie !

Dr. Ingeborg Kraus

Psychologue et experte en psychotraumatologie

Initiatrice du manifeste des psychotraumatologues Allemands contre la prostitution

 

[1] Interview avec Helmut Sporer, 10.07.2014, Augsburger Allgemeine. https://www.augsburger-allgemeine.de/bayern/Immer-mehr-Prostituierte-aus-Osteuropa-kommen-nach-Augsburg-id30512282.html

[2] Michael Jürgs, Sklavenmarkt Europa, 2014, p. 327.

[3] Chantal Louis : « Die Folgen der Prostitution », dans Alice Schwarzer HG, Prostitution, ein Deutscher Skandal, p. 70-87.

[4] Der Spiegel, Bordell Deutschland. 27.05.2013. http://www.spiegel.de/international/germany/human-trafficking-persists-despite-legality-of-prostitution-in-germany-a-902533-2.html

[5] Interview Radio avec la Dominatrix Ellen Templin, le 08.03.2010.http://abolition2014.blogspot.de/2014/05/interview-mit-einer-domina.html

[6] Sabine Constabel, une assistante sociale qui travaille à Stuttgart depuis plus de 20 ans avec les femmes prostituées, a dit ce qui suit au cours d’un interview télévisé, le 17.10.2013.https://www.youtube.com/watch?v=BpCPKDRcFg0

[7] Michael Jürgs, Sklavenmarkt Europa, 2014, P. 327.

[8] Dr. Wolfgang Heide: Stellungnahme zur öffentlichen Anhörung zur 
„Regulierung des Prostitutionsgewerbes“ im Ausschuss für Familie, Senioren, Frauen und Gesundheit im Deutschen Bundestag am 06. Juni 2016. https://www.trauma-and-prostitution.eu/2016/06/05/stellungnahme-von-wolfgang-heide-facharzt-fuer-gynaekologie-und-geburtshilfe/

[9] Dr. Lutz Besser: Stellungnahme zur Anhörung zum Entwurf eines Gesetzes zur Regelung des Prostitutionsgewerbes sowie zu Schutz von in der Prostitution tätigen Personen. 04.06.2016. https://www.trauma-and-prostitution.eu/2016/06/04/lutz-besser-stellungnahme-zum-prostituiertenschutzg/

[10] Bundesministerium für Familie, Senioren, Frauen und Jugend : Gender Datenreport », Kapitel 10: Gewalthandlungen und Gewaltbetroffenheit von Frauen und Männern, P. 651-652, 2004.

[11] Michaela Huber, Trauma und Prostitution aus traumatherapeutischer Sicht, 2014:http://www.michaela-huber.com/files/vortraege2014/trauma-und-prostitution-aus-traumatherapeutischer-sicht.pdf

[12] Dre Muriel Salmona, Pour mieux penser la prostitution: quelques outils et quelques chiffres qui peuvent être utiles. Chapitre 3: Violences avant l´entrée en situation prostitutionnelle. https://www.trauma-and-prostitution.eu/fr/2015/01/21/pour-mieux-penser-la-prostitution-quelques-outils-et-quelques-chiffres-qui-peuvent-etre-utiles/

[13] – L’étude de Melissa Farley de 2008 a trouvé que 68% des femmes en situation prostitutionnelle vivaient des TSPT d’une intensité similaire à ceux des anciens combattants ou des personnes ayant vécu de la torture. https://www.trauma-and-prostitution.eu/en/2015/01/26/prostitution-and-trafficking-in-nine-countries-an-update-on-violence-and-posttraumatic-stress-disorder/

– L’étude de Zumbeck de 2001 en Allemagne a trouvé que 60% souffraient de TSPT très intenses. Zumbeck, Sibylle: «Die Prävalenz traumatischer Erfahrungen, Posttraumatische Belastungsstörungen und Dissoziation bei Prostituierten », Hambourg, 2001.

[14] Manfred Paulus, Menschenhandel, 2014, P. 107.

[15] Der Spiegel, Bordell Deutschland. 27.05.2013.

[16] Bundeskriminalamt: Menschenhandel. Bundeslagebild 2015. https://www.bka.de/SharedDocs/Downloads/DE/Publikationen/JahresberichteUndLagebilder/Menschenhandel/menschenhandelBundeslagebild2015.html

[17] Claudine Legardinier und Said Bouamama: Les clients de la prostitution, 2006, Kapitel 4: Les clients parlent, S. 111-211.

[18] Deutschland, das Land der betrogenen Frauen. Interview mit einem Ex-Freier., 28.09.2017. https://www.trauma-and-prostitution.eu/2017/09/29/deutschland-das-land-der-betrogenen-frauen/

[19] https://www.trauma-and-prostitution.eu/2018/04/09/schattenfrauen/

[20] Manfred Paulus: Menschenhandel, 2014, Klemm + Oelschläger Verlag.

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