Déclaration à l’attention de la Commission sur la protection des personnes prostituées, relative à la question suivante : Dans le débat public, on trouve des déclarations postulant des effets causaux négatifs massifs des activités prostitutionnelles sur la santé mentale des femmes en prostitution. Quel est l’état actuel de la recherche ?
Écrie par le Dr Ingeborg Kraus
pour l’audition de la Commission du 19 juin 2026
Karlsruhe, le 29 mai 2026
Après 25 ans d’une politique de la prostitution vouée à l’échec — une politique qui a légalisé et normalisé tant la prostitution que l’achat d’actes sexuels —, le gouvernement allemand continue de considérer la prostitution comme une forme légitime d’activité rémunérée. Il persiste à établir une distinction entre, d’une part, la prostitution forcée et la traite des êtres humains et, d’autre part, la prostitution « volontaire ». Nul ne conteste que la première cause de graves troubles mentaux. La question demeure toutefois : la distinction entre prostitution forcée et prostitution *per se* est-elle vraiment si nette ? Et, au-delà : la prostitution constitue-t-elle, par nature, une forme de violence susceptible d’engendrer des dommages psychologiques ? Continuer la lecture




